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Aujourd’hui, le Venezuela
publicado el 02/04/18 par Ablock Webzine Palabras-claves  Hato Arriba  Anarquismo  Contracultura  Indymedia  Venezuela  Proyección / Debate / Concierto 

Manger, se soigner, résister

Entre juin et septembre 2017, Esteban, ami de longue date, est venu passer quelques mois en France, pour voir ses proches, informer sur la situation alarmiste du Venezuela et récolter des fonds pour un projet libertaire et coopératif. Je dois dire que nous avons tous été sonnés par la dureté du quotidien à laquelle est confronté le peuple vénézuélien et le courage de notre camarade, ses compagnes et compagnons, qui malgré la violence à laquelle ils sont confrontés, luttent en créant des espaces de solidarité et d’autogestion.

Voici le compte rendu de cette situation, racontée par Esteban en deux temps : juin 2017 et il y a quelques jours, en mars 2018.

Manger

Au Venezuela, les conditions de vie sont devenues très difficiles. Le salaire ne suffit pas pour nourrir ta famille et il y a beaucoup de gens qui n’ont pas du tout de salaire. Moi je me débrouille comme je peux. Je travaille à mon compte. Question nourriture, Ça fait des mois par exemple qu’on n’a pas de sucre à la maison. On en a un kilo. C’est pour ma fille et on essaye de le faire durer plusieurs mois. Des pâtes, j’en ai remangé quand je suis arrivé en France, et ma fille aussi. Ça fait des mois que je ne mange que du maïs et j’ai beaucoup maigri. Il y a beaucoup de denrées alimentaires qu’on ne trouve plus au Venezuela. Tout est au marché noir. La farine de maïs, qui est à la base de l’alimentation dans ce pays pour fabriquer les galettes (arepa), ne peut être achetée qu’au marché noir et coûte de 3500 à 5000 (actuellement plus de 100000) bolivars, soit 3 fois plus cher que le vrai prix.

Avant de venir en France j’ai acheté un petit gâteau à ma fille parce qu’il y avait de la farine à la boulangerie. Elle en voulait plus, mais je ne pouvais pas lui offrir parce que c’était 1000 bolivars. Arrivée chez ma mère, il y en avait 3 entiers sur la table ; elle n’en revenait pas!

Mais je m’en fous, car la nourriture arrive très peu, je suis en train de semer et je me fous des trucs du gouvernement.

Pour gagner ma vie, je vends du pain, entre autres. Au début 2017 je le vendais 1500, c’était déjà cher parce que l’année précédente c’était 300. Et en juin, 5000. Mais comme on ne trouve plus de farine, je ne sais pas à combien il va être maintenant. On crève de faim ici. Dernièrement, il y a eu des chiffres alarmants sur la malnutrition des enfants.

Quand la crise a commencé il y a 4 ans, tout le monde galérait déjà pour trouver de la bouffe, on essayait d’acheter des lots pour durer plusieurs semaines. Sinon tu pouvais te trouver à faire la queue pour trouver la bouffe à prix régulé et ça a donné des affrontements. Alors le gouvernement a instauré un tour par numéro de carte d’identité. Un jour de la semaine et un autre de fin de semaine t’étais attitré pour aller acheter. Mais on trouve rien. Ça fait des mois qu’on n’a plus d’huile à la maison. On en trouve qu’au marché noir. Les paysans galèrent aussi, car l’engrais et les graines sont au marché noir.

Maintenant ils ont instauré un « carnet de la patrie » pour acheter des biens courants, mais qui nous fiche totalement. C’est à la fois une carte de crédit et d’identité. Je n’ai pas voulu la faire, mais du coup je ne peux rien acheter. Mais je m’en fous, car la nourriture arrive très peu, je suis en train de semer et je me fous des trucs du gouvernement.
Se soigner

Pour la santé, c’est pareil. Il fallait que je me fasse arracher des dents et il n’y avait pas d’anesthésiant. Déjà, tu hésites à aller à l’hôpital car il y a des coups de feu tirés tous les jours dans la rue et j’ai plusieurs amis avec des balles dans le corps. Et quand tu vas à l’hôpital tu dois tout amener : gants chirurgicaux, aiguilles, anesthésiants, antibiotiques, tout. Et pour des gens comme nous qui gagnent 5000 bolivars par jour (en juin 2017, mais 30000 à 40000 en mars 2018 avec l’inflation), quand il y a du travail, c’est difficile.

Et 5000 bolivars ça ne veut pas dire grand chose, car le cours de l’argent change tout le temps. Par exemple il y a un mois j’ai acheté une chaine de moto à 3500 bolivars. Il y a 3 semaines c’était 20 000, deux semaines, 23000, etc. Un stylo bic qui valait 5 bolivars est à 20 000 maintenant, 4 jours de travail…

Alors ça fait mal quand tu vois des gens en Europe qui soutiennent les chavistes…

Ma belle mère a failli mourir deux fois parce qu’elle avait diminué de moitié son traitement contre l’hypertension. Je collecte donc aussi de la médecine pour aider à peu près 20 paysans de mon secteur qui ont des problèmes de diabète, de tension, des convulsions. Et on va essayer de cadrer pour qu’ils puissent avoir un traitement sur le long terme. Les gens crèvent la dalle. Beaucoup quittent le pays.

Un membre de la famille part et essaye d’envoyer de l’argent pour que les autres survivent. Et ils manifestent. D’autant plus quand tu vois la corruption. Alors ça fait mal quand tu vois des gens en Europe qui soutiennent les chavistes… Le pays le plus riche d’Amérique où les gens n’ont pas assez pour se soigner, acheter du sucre et qui cherchent la bouffe dans les poubelles.. !

Corruption et répression

Le gouvernement dit que c’est la faute de l’opposition, soutenue par les américains alors qu’aujourd’hui, on a bien à faire à une insurrection populaire. Les gens n’ont plus de quoi se nourrir et vivent dans des conditions terribles. Certains en meurent, comme deux personnes dans ma famille par manque de médicaments et un ami récemment. Au Venezuela, on passe notre journée à chercher le moyen de trouver de la bouffe ou à faire de l’argent, qui ne vaut pas grand chose, donc on fait du troc.

Pourtant, le Venezuela est le pays le plus riche de l’Amérique latine. C’est le troisième exportateur mondial de pétrole. Il y a des entrées énormes de dollars. Les militaires ont des méga business. Ils sont aussi dans le trafic de drogue.

Le gouvernement bolivarien est impliqué là dedans.

La réponse du gouvernement est de traiter ceux qui protestent de terroristes, et de leur tirer dessus. Les derniers chiffres officiels font état de 72 morts de mai à mi-juin 2017. Mais nous pensons qu’il y en a eu plus de 300. Et il y a la délinquance aussi. En 2016, elle a tué plus de 29000 personnes. Et on suppose que des morts des manifestations ont été comptabilisés dans les chiffres de la délinquance.

Également, auparavant il existait au Venezuela des escadrons de la mort (grupo exterminio), composés de policiers. Aujourd’hui, ils sont réemployés dans la répression des manifestations. Ils n’hésitent pas à tirer, que ce soit sur des manifestants d’opposition, ou des mouvements de protestation contre la faim. Car depuis plusieurs années, il y a régulièrement des manifestations spontanées, des blocages, pour réclamer à manger, de l’eau, de l’électricité et contre la corruption.

En fait, ce gouvernement a bien appris des gouvernements de droite, qui ont saccagé le pays de 1958 à 98. Ils font la même politique que la droite qu’ils critiquent tant. Et aujourd’hui il y a une grande répression contre les anarchistes, les communistes non alignés, les anciens guérilleros. L’Etat lance des « opérations de libération du peuple » : des militaires et des anciens des groupes exterminateurs arrivent tôt le matin dans des secteurs où se trouvent des soi-disant délinquants, pour procéder à des arrestations. Mais ils ne font que tuer. Car depuis plusieurs années le gouvernement demande à ne plus faire d’arrestations ; les prisons sont surchargées. Des gens sont enfermés au commissariat depuis plus de 4 ans. Il peut y avoir 500 personnes enfermées dans une pièce de 40m2, qui ne peuvent se coucher qu’à tour de rôle. Certains sont incarcérés parce qu’ils ont refusé de se laisser soudoyer. Parfois il y a des mutineries. L’armée intervient et tire. Il est même arrivé qu’elle mette le feu à la prison. Nous par exemple qui sommes une organisation pour les droits humains, sommes dénoncés publiquement comme terroristes, ou bien membres de la CIA.

L’exploitation minière

La vidéo « Extractivisme au Venezuela » expose le plan d’exploitation par l’Etat et des grandes entreprises américaines, européennes et chinoises, de mines à grande échelle, qui concerne toute l’Amérique du Sud. Pour le Venezuela, cela concerne 12% de son territoire. J’habite dans un parc national, où se trouve la plus haute chute d’eau du monde, mais actuellement le gouvernement le dévaste pour l’or. Il n’y a pas longtemps, profitant d’une sécheresse due au phénomène El niño, ils ont asséché un énorme barrage qui pourvoit à une grosse part de l’électricité vénézuélienne, pour chercher de l’or. Pendant des mois, on n’a eu qu’une heure d’électricité par jour. Imaginez ce que c’est pour les gens, surtout ceux qui habitent en ville où il fait 40° à l’ombre… Avant il existait des petites exploitations minières indigènes, mais ils ont été délogés ou massacrés, notamment par des délinquants payés par l’armée.

Au Venezuela, la vie ne vaut rien. On te tue pour un portable.

La violence

Au Venezuela, la vie ne vaut rien. On te tue pour un portable. Comme j’ai eu des problèmes avec la police j’ai du quitter la ville, et je suis content aujourd’hui d’habiter la campagne. Mais avec les « opérations de libération du peuple » menées par l’Etat, qui sont en fait des campagnes d’extermination, beaucoup de délinquants sont venus se réfugier dans les montagnes. Il y a 4 ans, je me suis fais voler toutes mes chèvres par le neveu de mon voisin. Il a vu que je bossais tous les jours en taxi brousse avec un 4X4 de 4 heures du mat à 6/7 heures du soir. J’ai essayé d’intervenir, j’avais toutes les preuves contre lui et j’ai tenté une embuscade. Mais je n’étais pas encore armé. Aujourd’hui oui. On est tous armés, c’est obligatoire. Il n’y a pas longtemps, ils ont massacré une famille d’amis pour leur voler l’argent de deux motos. La délinquance est un truc de malade ici. Les délinquants sont souvent payés par la police, ou soutenus. Si ils sont arrêtés, ils leurs donnent quelque chose et sont relâchés. On pense que c’est un plan du gouvernement pour que le peuple adopte la « doctrine du choc », une technique de guerre pour que le peuple soit sous état de choc et que le gouvernement puisse faire tout ce qu’il veut, notamment exploiter les ressources naturelles. Ainsi, tout le monde est flippé. Dans la journée il faut avoir 4 yeux et personne ne sort après 18 heures.

Un pays magnifique, mais…

Le Venezuela est un très beau pays. On y trouve pleins d’espèces d’animaux, des paysages très variés, des magnifiques plages, la plus belle chute du monde et des belles terres agricoles. Mais sa malédiction est d’avoir du pétrole et d’autres ressources naturelles. Des amis à moi sont venus pour visiter, mais ils ont été dépouillés : flingue dans la bouche pour repartir en chaussettes, sans rien. Et puis, 29 000 morts officiels par an…

La population en a marre de la délinquance. Ils savent qu’ils ne peuvent pas compter sur la police, alors il y a des lynchages. Les derniers venus dans nos montagnes ont été découpés à coup de machettes, criblés de balles, après avoir volé une moto. Les gens les ont poursuivis pendant une journée et demie. Des flics aussi sont lynchés et il y a des affrontements contre l’armée. Au Venezuela, tu as plus peur d’un militaire et d’un flic que d’un délinquant, parce qu’avec le délinquant tu vas pouvoir parler. Pas avec le flic et le militaire.

Vivre libre ou mourir

En 2017, on a lancé un appel à soutien diffusé en plusieurs langues, où on a demandé aux gens de gauche, aux anarchistes, de prendre position. Parce que nous sommes très attaqués par les chavistes qui nous accusent de soutenir la droite. Par exemple, j’étais à Indymedia, mais comme il était noyauté par les chavistes, nous sommes quelques uns à avoir du sortir du collectif national qui était sur Caracas et formé un autre collectif de l’intérieur de pays (https://indymedia-venezuela.contrapoder.org). Nous étions arrivés en tant qu’anarchistes et on a du donc expliquer pourquoi nous étions de droite et payés par la CIA ! Nous avons alors crée un autre collectif « Venezuela centro » et ils nous ont attaqués par internet et ont empêché que nous soyons intégré à Indymedia global, nous taxant de militants de droite.

Mais c’est le pays où nous habitons et nous avons décidé de nous battre.

Au Venezuela, le gouvernement a toutes les chaînes de télé (ils en ont plus de 10), presque tous les journaux, éliminant ainsi toute opposition. Plusieurs amis ont été tués. Ces assassinats sont mis sur le dos de la délinquance, mais nous savons que c’est la police. Nous avions des témoins visuels ; ils ont disparu. Nous avions un camarade qui a disparu il y a 2 ans avec deux autres frangins colombiens. On dénonce et ils nous menacent.

Le Forum social alternatif

Pendant le Forum social mondial de 2006, nous avons organisé, non sans problème, un Forum social alternatif à Caracas. On l’a fait avec des anciens guérilleros des années 60, tous des amis à mon père, qui se sont un peu retiré du marxisme et rapprochés des anarchistes. Nous avons aussi beaucoup de soutien indigène. Des familles indigène entières sont massacrées. J’ai un ami dont presque toute la famille a été tuée. Pour cela, l’armée paye des tueurs à gage.

Un site d’information libre hébergé par notre propre serveur

Aujourd’hui on veut acheter un serveur domicilié en Europe pour que notre domaine ne soit pas attaqué par le gouvernement et je suis aussi venu en France pour récolter de l’argent à cette fin.

Car notre site contrapoder.org.ve (nous venons de louer le domaine en France contrapoder.org en attendant de pouvoir acheter le serveur, nous avons du retirer le .ve car c’est le gouvernement qui le loue et c’est problématique ) a été attaqué par le gouvernement qui payent des hackers russes, ou français. Au Venezuela nous avons une des connexions les plus limitées de l’Amérique latine et les appels internationaux sont impossibles.

Un projet de centre culturel indigène et anarchiste

Autrefois, j’animais un centre culturel libertaire, mais j’ai été menacé et torturé par la police et j’ai du déménager. Aujourd’hui j’habite un parc naturel alors je ne peux pas relancer ce projet. C’est là que j’ai trouvé un vieux ciné abandonné des années 60, mais il était en trop mauvais état et trop cher, alors nous avons acheté une ferme de 4 hectares, notamment grâce aux fonds récoltés durant la tournée juin et septembre 2017 en France et Suisse. On y trouve l’ Espacio Contracultural Autogestionado « La Libertaria » avec la bibliothèque, le cinéma communautaire, un marché paysan, une coopérative autonome paysanne en création avec réunion tous les vendredis ainsi que des classes de soutien scolaire. On y organise aussi les Rencontres Sociales Alternatives deux fois par an. A terme, l’idée est d’en faire un centre culturel indigène et anarchiste, pour pouvoir organiser des rencontres et des conférences, notamment une rencontre continentale avec les zapatistes avec qui nous sommes en contact depuis longtemps.

Car nous devons nous organiser contre les exploitations minières qui menacent les peuples indigènes d’Amérique.

Vous pouvez avoir des informations sur : https://lalibertaria.contrapoder.org

J’ai de l’espoir, étant donné le potentiel économique et humain du Venezuela, mais il faut tout détruire et reconstruire. De plus en plus de gens en sont conscients. Il y a beaucoup d’abstention et les gens ne soutiennent ni la droite, ni les chavistes. Mais le chemin pour changer sera très dur, et très violent…

L’achat de la ferme est très récent et le projet nécessite encore des fonds pour la construction de l’espace physique définitif. Si tout va bien, car le pays est au bord de la guerre civile, Esteban reviendra au mois de juin. Si vous êtes intéressés pour organiser une conférence, une soirée, un concert de soutien au projet, vous pouvez le contacter à lalibertaria@contrapoder.org ou lalibertaria@riseup.net


publicado el 2 de abril de 2018  par Ablock Webzine  Alertar el colectivo de moderación a proposito de la publicación de este articulo. Imprimir el articulo
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